vendredi 2 janvier 2009

Averroes islamiste convaincu !

Les Français historiques, une "minorité visible" dans 50 ans ?


J’avais dressé un rapide portrait du cadi et philosophe Andalous dans mon ouvrage L’islamisation de la France (éditions Godefroy de Bouillon). Extrait :

« Averroès (Ibn Rushd), persécuté pourtant de son vivant par le Calife Al-Mansur et ignoré pendant des siècles en Orient, est devenu récemment l’étendard de la pensée arabo musulmane (bien qu’il fut ethniquement espagnol). Référence obligatoire lorsque l’on traite du théorique « islam des lumières », son nom s’accole à d’innombrables mosquées et associations musulmanes en France. Preuve par lui-même que la tolérance serait possible en islam, le philosophe « commentateur» d’Aristote est de toute évidence une grande intelligence, mais sa conception de l’islam est dans bien des aspects contraire à la sagesse qu’on lui prête. Pour Averroès, la charia ne se discute pas, celui qui aurait l’audace de le faire s’exposerait à des châtiments justifiés. La sagesse, selon lui, a pour principe de faire allégeance à la Loi en estimant aveuglément le législateur. Toute opposition aux prescriptions de la charia fait planer la menace de la division de la communauté des croyants, et à ce titre, sème le trouble, le désordre (fasâd), réprimandable par l’exécution. Ainsi, dans son livre Tahafut al-Tahafut, Averroès recommande de tuer les hérétiques. L’islamologue Dominique Urvoy, dans sa biographie d’Averroès, écrit que le philosophe aurait été obligé d’accepter la condamnation de Salman Rushdie s’il avait vécu à notre époque. Le jihâd, Averroès lui consacra un chapitre dans son livre Bidâyat al-Mudjtahid ainsi que dans la Paraphrase de la République de Platon dont est tiré l’extrait suivant :

« Les nations de l’extérieur […] doivent être contraintes. Dans le cas de nations difficiles, cela ne peut se produire que par la guerre. Il en est ainsi dans les lois qui procèdent conformément aux lois humaines, comme dans notre loi divine. Car les chemins qui dans cette loi conduisent à Dieu […] sont au nombre de deux : le premier passe par le discours, le second par la guerre »

Ainsi Averroès expose une version orthodoxe de la charia concernant les nations du territoire d’infidélité, la soumission par la conversion ou le combat. Son biographe Al-Ansârî al-Marrâkusî, s’appuyant sur le témoignage d’un disciple Abûl-Qâsim b. at Taylisân (1179-1244), rapporte qu’Averroès, dans un prêche à la Grande Mosquée de Cordoue, a appelé au jihâd offensif contre les royaumes chrétiens du Nord.

Pour en finir avec le mythe d’un Averroès tolérant, il faut aussi rappeler ce qu’il avait de commun avec les théories nazies sur l’eugénisme : l’élimination des handicapés mentaux."

Joachim Véliocas, L’islamisation de la France, éditions Godefroy de Bouillon, 2007, page 42



[1] Averroès n’accédera à la postérité que grâce aux traductions latines et juives de ses œuvres, mises à l'index et brûlées par autorités musulmanes orthodoxes de l'époque.

[2] Je mets commentateur entre guillemet, car ses traductions et commentaires furent réfutés par de nombreux philosophes européens, dont Saint-Thomas d’Aquin, qui démontèrent ses imprécisions et son amateurisme.

[3] Dominique Urvoy enseigne la pensée et la civilisation arabe à l’université Toulouse-Le Mirail, après avoir été professeur d’université à Damas, Beyrouth et Dakar. Il a écrit de nombreux ouvrages.

[4] Dominique Urvoy, Averroès. Les ambitions d’un intellectuel musulman, Flammarion,1998 p.146.

[5] Averroès, Commentary on Plato’s Republic,éd Ralph Lerner, Ithaca/Londres,1974, I,VII,11,p.26,14-18

[6] Voir J.Pui, « Materialon Averroes’Circle » in JNES,LI,1992,p.257.

jeudi 27 novembre 2008

Les moments me sont chers, écoutez moi Thésée ...

Nous sommes à la veille de grand jour. Ces derniers évènements en Inde, à Mombay préfigurent ce que nous allons connaître.... Faute d'un débat approfondi, d'un aggiornamento des divers textes coraniques dont s'inspirent les plus virulents, les plus extrêmes
d'entre les croyants, le monde va connaître ce qu'il redoute et ne peut ignorer.
Qu'eut-il fallu faire ? Déplaire d'abord à beaucoup ! Avoir ce courage. Ne pas se laisser voiler la face au sens propre comme au figuré
et imposer cet aggiornamento à l'ensemble de la communauté des musulmans dits "modérés". (Comme si modéré avait un sens. Est-on chrétien où bouddhiste modéré ?) Pourquoi cette idée de modération vis à vis de l'islam ? N'y-a-t-il pas là un indice qui devrait mieux éveiller notre attention ? Le Coran et autres textes officiels pourraient-ils porter à quelques interprétations dévoyées, en toute évidence ?

lundi 11 août 2008

Eric Zemmour, l'économiste orienté.

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Ne lui en déplaise l'économie n'est pas un cerveau créateur. Elle n'est rien d'autre qu'un muscle qui se nourrit de toutes les protéines qui peuvent l'alimenter et développer son potentiel. Pas d'âme, juste une capacité d'adaptation aveugle et sans limite. Un ordre social qui prévaut, une norme qui s'impose et fait loi au delà des morales établies.

Zemmour se trompe en prêchant la thèse inverse. Le marché qui est à l'affût de nos moindres désirs n'est que la réponse à cette demande.
Il n'impose rien que la morale du moment ne soit en mesure d'accepter. Si le style "gai", si la féminisation de l'homme est à la mode le marché n'y est pour rien; il ne fait que récupérer ce qui sert ses intérêts et en accroître le spectre. En d'autres termes le marché est le plus souvent complice et acteur de phénomènes qu'il ne génère pas. Zemmour aurait tendance à dire qu'il est le SEUL grand manipulateur, le pire géniteur. Faire de l'économie un monstre froid aux intentions exclusivement morbides, c'est mal observer le monde comme il va et l'oeuvre positive dont elle est capable. On incrimine à tord des maux parfois réels à cette mécanique quand ce ne sont que de QUELQUES hommes dont elle dépend.
Tout n'est peut-être pas dans ce domaine à désespérer. A condition d'un éveil écologique plus vaste, notamment à Sciences Po, cette logique économique peut là également étendre ses pouvoirs.

Réaction aux excès d'Eri Zemmour -

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Féminisation et masculinisassion. Les deux dans un même élan vers un nouvel ordre, de nouveaux rapports sociaux les uns avec les autres.
Si de son côté la "féminisation" de l'homme ne fait pas inéluctablement de lui un homosexuel elle ne le désavantage pas non plus nécessairement dans ses conquêtes féminines. Alors qu'à contrario la masculinisassions de la femme aurait plutôt tendance à produire les effets inverses. Sans être castratrice cette femme nouvelle apparaît moins séductrice, moins attirante pour l'homme qui ne la désire plus autant....
Selon moi, en terme d'attirance des sexes, le plus grand danger en vérité est la perte d'attractivité des jeunes femmes qui ne voient pas, ne comprennent pas ce qui leur arrive. Faille ou mauvaise influence éducative des parents, de l'école et de certains médias de la presse sont en cause.
N'est désirable que ce qui se dérobe en faisant naître de terribles espérances. J'ai le souvenir VRAIMENT exquis et troublant de femmes qu'un moindre dénuement rendait immensément désirables. Qu'en est-il de cette fièvre aujourd'hui, alors que la femme a concéder à sa démythification ?

Pour ce qui ressort de "l'homo consumérisme masculin", il me semble utile de rappeler que ce phénomène ne date pas d'hier. Réservé plus généralement aux classes "aisées" ce plaisir a longtemps intéressé la noblesse, l'aristocratie, puis la bourgeoisie. En vérité la coquetterie, l'élégance masculine sont restées jusque dans les années 60 bien plus poussée qu'elles ne sont aujourd'hui au sein de la communauté "gaie". Ce marché n'est donc pas une nouveauté; ce qui l'est en revanche c'est sa démocratisation et son bisexualisme.


On le voit, l'analyse de Zemmour inachevée et partisane aurait méritée un plus large traitement.

Réaction au '"Premier sexe".

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Les plus grands artistes ont souvent connu une propension à l'homosexualité que personne aujourd'hui -un tant soi peu honnête et cultivé - ne conteste.
La liste est longue et est élogieuse. L'art qui s'est souvent présenté sous un angle transgressif ne saurait être en aucun cas cet élan vital vers la masculinisassion dont parle Eric Zemmour.
D'autre part la féminisation de l'homme s'est toujours développée plus favorablement parmi les couches supérieures de la société; étant reconnu que cette féminisation est un signe évident de son élévation culturelle et sensible. A croire que plus l'homme s"élève et se développe culturellement, sensiblement, plus sa part de féminin prend d'importance ? Une révélation, un éveil à un autre monde...


vendredi 25 avril 2008

Ce soir ou jamais - suite

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Alors, je vous réponds sur ce dernier point. L'ensemble des versets coraniques sont dépourvus de suites logiques, et nombre d'entre eux se contredisent radicalement.
Je ne parlerais pas de la haine de l'impie qui s'en dégage clairement et sans voile pratiquement à chaque page, des menaces, des tortures que l'on nous promet ainsi que du jour ultime tant attendu qui verra notre monde finir par la grâce du tout puissant, du Miséricordieux.
Toutes tentatives d'interprétation sont fallacieuses dans la mesure où aucun autre texte témoin de l'époque ne peut épauler vos dires.
Les hadiths éventuels dont vous ne tarderez pas à me vanter les mérites - au nombre de 700 000- contribuent pour large part à étayer mes propos. C'est sur eux qu'ils se fondent.
Également, la Sira d'Ibn Hichâm a su nourrir ma réflexion et ma connaissance de l'islam.
J'y ai appris (ce que j'ignorais avant) que le prophète était un guerrier sanguinaire, imprévisible, féroce et qu'il pouvait égorger de ses propres mains un nombre impressionnant de captifs, que sa garde rapprochée était des plus terrifiante !!!
TOUT CELA JE L'AI LU DANS VOS "MÉMOIRES" OFFICIELS QUE L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE N'A JAMAIS SONGE A REMETTRE EN CAUSE.
Il n'est jamais trop tard, dit-on ! Personnellement, je dis que nous sommes dans l'urgence de cet aggiornamento.

mardi 22 avril 2008

Ce soir ou jamais - Invité Mahmoud Oul Ohamedou

S
L'élégance arachnéenne d'une tarentule.

Les naïfs qui n'ont rien compris au brouillard que sème délibérément Mahmoud Oul Mohamedou devraient relire, à tête bien reposée, ce qu'il a dit, ce qu'il a objecté aux questions qui le dérangeaient durant cette émission du 21 avril.

Si la concision n'est pas son fort, pas plus que la clarté, ce n'est pas dans le seul but de nous en imposer intellectuellement mais bien avec cette intention perfide de mieux nous prendre dans ses toiles qu'il s'entend à tisser avec l'élégance arachnéenne d'une tarentule après vous avoir inoculé son venin et savamment endormi.

Ce monsieur très cultivé n'est pas ce que l'on croit: un pure démocrate insensible aux thèses les plus extrêmes de l'islam. Comparable à Tariq Ramadan, mais en plus énorme peut-être, il se sert des mêmes armes. Lire également : La Tribune n°374.


Peu mesurent l'étendu, l'importance de ses intentions.